l'Histoire Dim Mak.

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Hohan Soken (1889 – 1982)

Hohan Soken (1889 - 1982)

Le nom Kyusho jutsu a été utilisé pour la première fois par Hohan Soken (1889 – 1982) et veut dire en Japonais « combat d’une seconde ». Ou bien finir un combat en une seconde. L’addition ‘jutsu’ veut dire en Japonais « habilité » C’est un aspect additionnel des arts martiaux dans lequel on utilise des points vitaux ou sensible sur le corps afin d’éliminer un adversaire soit de façon temporaire soit permanente. Kyusho jitsu fait usage de la théorie d’acupuncture qui dit que si on arrive à influencer la circulation de l’énergie dans les méridiens, on influence par cela la condition spécifique ou générale du corps. Kyusho Jitsu est la version moderne de l’art martial antique Chinoise Dim Mak qui fut développé dans le 13e siècle et qui est la base de ce qu’on connaît actuellement comme le Tai Chi.

Chang San-Feng around the year 1300

Chang San-Feng

Le terme Dim Mak fut donné à un système développé par Chang San-Feng en Chine vers l’année 1300 (au moins c’était lui qui à commencé) Chang San-Feng est né en 1247. Il parait qu’il était un prêtre Taoïste qui avait reçu une formation martiale dans le monastère Shaolin et qui par après vivait comme prêtre et acupuncturist dans les montagnes Wutang. S’il a vraiment existé reste, comme tant de choses en Chine, un mystère. De tout façon on le voit comme le fondateur de ce que nous connaissons actuellement comme le Taiji Ch’uan.

Bodhidharma (470 – 534)

Bodhidharma (470 - 534)

L’homme qui son nom est le plus lié au développement des arts martiaux orientaux est Bodhidharma (470 – 534). Daruma Daishi en Japonais et Pu Tai Ta Mo en Chinois. Il était le 28me Patriarche des Indes et fut envoyé en Chine pour y répandre le Bouddhisme. Il y arrivait vers 520 mais son accueil ne fut pas chaleureux. Cause de ça il se retirait dans le monastère Shaolin sur la montagne Sung dans les environs de Loyang. Puisque les moines s’endormais souvent pendant ses cours, il leurs apprenait des exercices pour maintenir leur niveau d’énergie. Ces exercices se développaient comme ce qu’on connaît actuellement comme le Kung Fu et étaient basé sur le Qi Gong, à l’époque déjà connu pendant des siècles en Chine.

Chang San– Feng

Chang San-Feng

L’histoire raconte que Chang San-Feng, ensemble avec quelque collègues acupuncturistes se posait la question si l’acupuncture, qu’ils utilisaient pour guérir des gens, inversé, ne pouvait pas être utilisé à des fins martiales. Ce qui, vu son formation martiale, n’est pas surprennent. Chang aurait corrompu des gardiens de prison afin de pouvoir tester sa théorie sur des prisonniers. Chang a du être arrive à une conclusion bien consternante, puisqu’il appela son système Dim Mak. Ce qui, littéralement traduit veut dire : « touche mortelle ». Beaucoup de ses combinaisons de points paraissaient effectivement causer la mort et cela sans même trop d’effort ou de force physique.

Dim Mak

Il est claire que si certain combinaisons de points d’acupuncture sont capable à aider quelqu’un en suppriment des blocages, l’inverse doit pouvoir causer des blocages et par cela paralyser le système énergétique de la personne. Du moins cela est le propos et il semble être vrai en pratique. Bien qu’il faut nuancer... Toucher les points d’acupuncture dans un ordre bien défini c’est une chose. Mais pour cela on n’obtient pas le résultat voulu. Historiquement parlant c’est vrai aussi, puisque au début Chang San-Feng appela sont système H’ao Ch’uan. (Ce n’est que récemment qu’on a donné le nom Tai Chi au système.)

H’ao Ch’uan

H’ao Ch’uan veut dire : boxe relaxe. Cela est en contraste avec la boxe massive et dure que nous connaissons en Occident. La il en vient de frapper physiquement dure afin d’éliminer l’adversaire. La force physique joue le plus grand rôle. Par contre la boxe relaxe que pratiquait Chang San-Feng est plustot basé sur une façon de frapper relaxe en transmettant de l’énergie qui provient du Fa Jin, qui origine dans le Qi Gong. Avec ceci on ne frappe pas « sur » le corps ou un point d’acupuncture, mais plustot «dedans » dans le but de réaliser une transmission d’énergie qui peut affecter le système énergétique du receveur. Cela ne peut se faire que depuis une posture relaxe, détendue. La formation Shaolin de Chang en était la cause. Il est important de se réaliser que la « touche mortelle » de Chang provenait de la façon « Fa Jin » de frapper les points plustot que de l’usage des points en soi. Le moins que l’on puise dire sur les résultats des examens et expériments de Chang est qu’ils étaient phénoménales et effrayants. C’est pour cela que Chang San-Feng cacha ses combinaisons et techniques dans une forme, comme une dance. Comme ça uniquement les initiés sauraient de quoi il s’agissait. C’est cette forme qu’on appelle aujourd’hui le Tai Chi. Mais Chang était un peut paranoïa et avait peur qu’on puisse voler son information et l’utiliser contre lui. Pour cela il ne notait rien. C’était son élève Wang T’sung-yueh (Wang Zongyue) qui à fait ça plus tard. Lui il écrivait l’âme du H’ao Ch’uan consciemment, mais ses écritures furent rangé si bien qu’ils restaient caché pendant des générations jusqu'à ce que personne ne savait plus ce que s’était ni à quoi ça servait. C’était Yang Lu-Ch’an (1799-1872) qui le redécouvrait. Yang Lu Ch’an est le fondateur du style Yang de Taiji ch’uan.

Yang Lu Ch’an

Yang Lu Ch’an redécouvrait le travail de Wang Zongyue dans le village Chen des pratiquants d’art martiaux Shaolin, ou il travaillait. (D’une façon ou d’une autre le document était arrivé là) Selon la légende, Yang ne savait pas non plus de quoi il s’agissait jusqu'à ce qu’un homme nommé Jiang Fa arrive dans le village. Il était un moine des montagnes Wutang et élève en ligne directe de Wang Zongyue. Ensemble avec Yang il étudia les écritures afin de redécouvrir le H’ao ch’uan. Puisque les gens du village Chen étaient si aimables d’entretenir Yang et Jiang Fa et les laissaient faire leur travail, eux aussi profitaient de la connaissance qu’ils assemblaient. Avec cela ils adaptaient leur système de combat Shaolin afin que celui-ci allait ressembler plus au H’ao Ch’uan et dans lequel ils intégraient le Dim Mak. Comme ça naissait le style Chen du Tai chi ch’uan, qui a toujours le fond plus dure du Shaolin et moins le côté doux et relaxe du style Yang.

Chen

Mais de la déclarer que Yang Lu-ch’an serait le co-fondateur du style Chen va un peu trop loin. Bien sûr que la famille Chen avait déjà un style de combat bien précis. N’est ce pas qu’ils étaient des pratiquants d’arts martiaux Shaolin depuis le 16me siècle et très respectés ? La famille fut fondée par Chen Pu. Mais sans doute le descendant le plus connu est Chen Changxing (1771-1853) C’est lui qui, pour la première fois, accepta un élève qui n’était pas de la famile. Cet élève était Yang Lu-Ch’an qui, par conséquent, recevait la chance de mettre la main sur le document de Wang Zongyue et de l’étudier ensemble avec Jiang Fa. Il va donc de soi que Yang à apprit autant de la famile Chen qu’il leurs à appris.

Okinawa

Okinawa

Okinawa est une des îles des îles Ryu Kyu. C’est un groupe d’îles entre le Japon et la Chine. Jusqu’au 15me siècle elle était divisée en trois royaumes : Chûzan, Hokuzan et Nanzan et tributaire à la dynastie Chinoise Ming. Le roi Shô Hashi (1371-1439) de Chûzan les unifiait dans le royaume Ryükyü. C’était ce roi qui décréta la loi qui défendait le port d’arme, afin de maintenir la paix dans le royaume. Personne, même pas les samouraïs, ne pouvait porter une arme. En 1611 l’Okinawa fut annexé par le Japon.

vlag Okinawa

Malgré l’interdiction du roi Shô Hashi, les samouraïs continuaient à entretenir leurs techniques. Bien que maintenant sans les armes, mais en utilisant leurs mains et bras comme sabre ou lance. Ce système fut appelé ‘Te’ ou ‘Ti’ et était pratiqué en secret et passé de père en fils. ‘Te’ ou ‘Ti’ se réfère à ‘main’. En 1611, après l’annexassions par le Japon il y avait une nouvelle période sans armes. Depuis 1372 Okinawa maintenait des bonnes relations commerciales avec le Chine. Il est donc évident qu’il avait des moines Shaolin actif en Okinawa et qu’ils ont influencé l’Okinawa-te avec leur Ch’uan Fa ou Kempo (soit la boxe Chinoise). Suite aux influences Chinoises naquit le To-te aussi appelé Okinawa-te. On utilisait aussi le nom Tang ou main Chinoise. Tang réfère à la dynastie Chinoise Tang. Après l’annexassions par le clan Satsuma, Okinawa venait sous l’autorité du Japon. La main ‘Tang’ ou main Chinoise était prononcé par les Japonais comme KARA Te.A l’origine on l’écrivait avec le kanji

kanji kara te
kanji 'Tang'  of 'Chinees'

Veut dire ‘Tang’ ou ‘Chinois’

Dans le 18me siècle le karaté se développait très fort en Okinawa et cela spécialement dans trois villages : Suri – Naha et Tomari. Leurs styles étaient appelé respectivement Shuri-te, Naha-te et Tomari-te. Le révélateur le plus important du karaté au 18me siècle et le père du karaté d’Okinawa était

Kanga Sakukawa (1733 – 1815)

Kanga Sakukawa (1733 - 1815)

En 1750 il devenait l’élève du moine d’Okinawa Peichin Takahara. Celui-ci lui conseilla après 6 ans d’aller étudier chez Kusanku ou Kwang Shang Fu. Kusanku avait appris le Ch’uan Fa d’un moine Shaolin et fut envoyé en Okinawa comme ambassadeur de la dynastie Qing en 1756. Il résidait en Kanemura, près de Naha. Sakukawa s’entrainait pendant 6 ans sous Kusanku et développait en son hommage le kata Kusanku (Kanku) après la mort de Kusanku en 1762.

Sokon Matsumura (1809 – 1901)

L’élève le plus connu de Sakukawa était Sokon Matsumura (1809-1901). C’est lui qui développait le style de karaté Shorin Ryu, qui est un mélange d’éléments provenant du Naha-te et du Tomari-te. Matsumura entrait en service de la famille royale d’Okinawa Sho en 1816 et devenait l’instructeur personnel et garde de corps du roi Sho Ko. Ses élèves les plus importants étaient Anko Asato – Anko Itosu – Choyu Motobu – Motobu Choki – etc.

Anko Itosu (1831 – 1915)

Anko Itosu

Un des élèves de Matsumura le plus connu est Anko Itosu (1831 – 1915) Il est considéré comme le père du karaté moderne. Ensemble avec Anko Asato il était le professeur le plus important de Gichin Funaskoshi. Il était le secrétaire du dernier roi de Ryükyü . En 1901 il introduisait la formation de karaté dans les écoles d’Okinawa. En 1905 il développait la méthode systématique d’entrainement de karaté qu’on utilise encore à nos jours. Il créait les kata Pinan (Heian en Japonais)

Hiro Hito

Hiro Hito

En 1921 la flotte impériale Japonaise débarque en Okinawa avec à bord le prince héritier et futur empereur du Japon, Hiro Hito. Après le conseil du capitaine Norikazu Kanna il participe à une démonstration de karaté par Gichin Funaskoshi, élève d’Anko Itosu. Plus tard Funaskoshi sera demandé d’aller en Japon pour y introduire le karaté.

Gichin Funakoshi (1868 - 1957)

Gichin Funakoshi

Un des élèves le plus connu d’Itosu était Gichin Funaskoshi (1868-1957). Il apportait le karaté en Japon en 1922 et fondait le style Shotokan. Shoto était son pseudonyme comme poète et veut dire : le vent dans les pins. Kan veut dire ‘hall’. Funaskoshi changeait le nom karaté de ‘main Chinoise’ en ‘main vide’. Quand Funaskoshi partait pour le continent du Japon afin d’y introduire le karaté, ce n’était pas une bonne idée d’utiliser le mot karaté dans la signification de main Tang ou main Chinoise. Cela vu les relations hostiles entre la Chine et le Japon à l’époque.

A l’origine on utilisait ce kanji qui était prononcé comme Kara et qui signifiait ‘Tang’.

kanji

Mais il y a un autre kanji qui est prononcé aussi comme Kara mais qui veut dire ‘vide’

kanji

Funaskoshi décidait d’utiliser dorénavant ce kanji. Désormais karaté signifiait ‘main vide’ et fut écrit avec le nouveau kanji :

kanji

Initialement il y avait beaucoup de protestes aussi bien au Japon qu’en Okinawa, mais finalement tout le monde acceptait la nouvelle signification. Par cette nouvelle dénomination Funaskoshi avait comme second objectif d’effacer tous les allusions envers la provenance Chinoise du karaté. Puisque selon lui, cela était historiquement incorrecte. Mais il avait encore une autre raison…

Hohan Soken (1889 – 1982)

Hohan Soken (1889 - 1982)

Il apprenait le karaté par son oncle Nabe Matsumura, petit-fils et élève de Sokon Matsumura. De Nabe il apprenait le Hakutsuru ou le style de la grue blanche. Ce style comporte encore beaucoup de secrets antique comme le travail avec le Ki ou Ch’i, la respiration et surtout le Dim Mak. Funaskoshi aurait voulu apprendre ce style mais fut refusé par Matsumura puisqu’il n’était pas membre de la famille. Finalement Hohan Soken introduisait le nom Kyusho Jitsu dans l’objectif de se différentier des autre maîtres de karaté dont Funaskoshi.